Coupons la fille en deux allons à la rue rouge

Publié le par Peter Lore


Deux films visionnés à la suite se sont entrechoqués. Le dernier Chabrol,  La jeune fille coupée en deux  (2007) et La rue rouge  de Fritz Lang (1945 « Scarlet Street »).

Les thèmes sont semblables, l'amour éconduit, l'art en toile de fond, le meurtre passionnel, la sensualité. La ressemblance s'arrête là. Si les deux réalisateurs se sont appuyés sur des jeux d'acteurs exceptionnels (même si Berléand fait du Berléand ), Lang réussit là ou Chabrol échoue. Par une économie de moyens, un noir et blanc cauchemardesque, une suggestion qui joue avec le spectateur, Lang flamboie, là ou Chabrol se répète, appuie à la limite du ridicule. Lang fait un portrait sans concession des rapports humains, Chabrol radote sur la lutte des classes. Chabrol conspue la littérature et la musique comme des atouts bourgeois, Lang promeut l'immortalité de l'art associé à la folie signant ainsi un chef d'oeuvre.

Peter Lore
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Publié dans lanternemagique

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