Dimanche 11 novembre 2007
Processus vitaux et Art-thérapie :
métaphore de l'éphémère et poetique du quotidien
Au sein des ateliers d'art-thérapie que j'anime en institution il est très fréquent que se posent des interrogations déclenchées par les médiations en elles-mêmes.
"Que deviennent les productions réalisées ? Qu'en faire ? Est-ce que tel ou tel collage va tenir ? Et quand la terre sèche ? La couleur va-t-elle changer avec un tel lavis ? " etc.
Andy GOLDSWORTHY
Pour ce qui est de ma position d'Art-thérapeute je tiens à être claire sur cet aspect : l'objet n'est pas important en lui-même, la mystification de la production, le fait de la ranger dans un statut d'oeuvre d'art semble défavoriser le processus d'élaboration quant aux possibilités de sa représentation.
Pour simplifier ce n'est pas tant l'objet qui importe mais davantage ce qu'il en dit au patient et ce que le patient va nous en dire à nous art-thérapeute. C'est une production intime réalisée dans un contexte transférentiel à un moment précis.
Cependant il est justement une problématique qui se joue autour de cet aspect et auquel il faut apporter une attention délicate : la souffrance réactivée lors de la séparation avec la production. C'est alors ce qui se joue et comment dans le processus de deuil dont il est question plus que de l'objet.
C'est notamment dans ce genre de questionnement ou l'art-thérapie peut donner à voir me semble-t-il.
L'art-thérapie interroge sans cesse les pulsions de vie et de mort autravers de la créativité, de la réalisation et après la réalisation de la production. Elle propose de réveiller puis de réveler. La matière, les processus de fabrication de la production et son devenir peuvent se révéler alors de précieux accompagnateurs autour des phénomènes de processus de perte et deuil me semble-il. C'est ainsi que je réfléchi à des dispositifs d'ateliers d'art-thérapie qui permettraient de travailler d'ouvrir sur ces processus : par le biais du land-art mais aussi de "l'art-périssable" qui intégrerait notamment des matières alimentaires (lavis de chocolats,ect.).
L'intégration de ces matériaux comme possibilité d'outils créatifs peuvent ouvrir non seulement sur une réfléxion autour des processus évoqués mais aussi autour de la représentation du corps. Si l'art-thérapeute devrait être ce que l'on nomme un bon-vivant c'est aussi parce que la créativité intègre le deuil.
Les sources d'inspirations liées aux arts-éphémères (penser aussi aux graffitis sur les murs, aux affiches superposées, à la récupération) sont une base de réfléxion pour l'art-thérapie fabuleuses, l'acte de création semble souvent aussi être moins angoissant pour de nombreux patients. Il s'agit ici de faire depuis quelque chose de déjà existant et de souvent connu et banalisé. Entre divin et devient peut-être.
Sites et vidéos :
Extraits du magnifique film "rivers and tides" de Goldsworthy :
http://www.dailymotion.com/video/x2kjc0_river-and-tides-extraits-1_creation
http://fr.youtube.com/watch?v=Fnek_0Dd9S8
Photos land-art: http://www.piffard.ch/upload/Vidéo "la Bulle" :
http://www.dailymotion.com/relevance/search/landart/video/x104of_bulle_creation
par Angélique RICHARD
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« Picasso et les femmes. Et nous»
Le 13 octobre- Maison de l'Espagne-
Aix en Provence

Il s'agit à l'occasion nouvel an des Espagnes de mettre en lumière l'un des artistes les plus populaires et les plus complexes de l'histoire de l'art espagnole : Pablo Picasso.
Son rapport à la féminité et à la sexualité notamment, est des plus intéressant. Une conférence animée par un professionnel sur cette thématique serait le premier mouvement de l'événement que nous vous proposons.
Dans un second temps, une poursuite de l'échange est proposé aux participants sur un versant créatif par l'intermédiaire d'un atelier.
Programme
15h00 Accueil agrémenté d'un gôuter
15h30-16h15 Conférence sur le thème de Picasso, la sexualité,le rapport au féminin animé par André Quaderi Maître de Conférence en psychopathologie à l'Université de Provence.
17h00-18h15 Echanges créatifs picturaux dans un atelier atour de la perception particulière à chacun du sujet animé par Angélique Richard, Art-thérapeute (environ 1h15).
Réservation obligatoire, nombre de places limitées
Contact : angeliquedhiver@yahoo.fr/ Tel : 04 42 21 21 11
www.maison-espagne.com
P.A.F. :conférence 15 euros - Atelier 35 euros- Forfait (Conférence+Atelier) : 40 euros
par Angélique RICHARD
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Deux films visionnés à la suite se sont entrechoqués. Le dernier Chabrol, La jeune fille coupée en deux (2007) et La rue rouge de Fritz Lang (1945 « Scarlet Street »).
Les thèmes sont semblables, l'amour éconduit, l'art en toile de fond, le meurtre passionnel, la sensualité. La ressemblance s'arrête là. Si les deux réalisateurs se sont appuyés sur des jeux d'acteurs exceptionnels (même si Berléand fait du Berléand ), Lang réussit là ou Chabrol échoue. Par une économie de moyens, un noir et blanc cauchemardesque, une suggestion qui joue avec le spectateur, Lang flamboie, là ou Chabrol se répète, appuie à la limite du ridicule. Lang fait un portrait sans concession des rapports humains, Chabrol radote sur la lutte des classes. Chabrol conspue la littérature et la musique comme des atouts bourgeois, Lang promeut l'immortalité de l'art associé à la folie signant ainsi un chef d'oeuvre.
Peter Lore
par Peter Lore
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